vendredi 19 avril 2013

Communiqué de presse de Richard SANCHO ANDREO


L’éditorial du Maire de Bischheim, André KLEIN MOSSER, dans le bulletin municipal, a fortement interpellé les associations homosexuelles, de Strasbourg (cf. les DNA du 18/04/2013). Des habitants de Bischheim, lecteurs par la force des choses, (le bulletin est distribué dans toutes les boîtes aux lettres) se sont émus, et nous l’on fait savoir, de ce détournement d’un outil de communication au service de toute la population pour exprimer des opinions privées. Cela est d’autant plus vrai à Bischheim où depuis 30 ans le Maire et son 1er adjoint Monsieur HOERLE n’ont pas engagé une seule action de lutte contre les discriminations. Depuis 30 ans de mandat, la Ville est restée en dehors de toutes les politiques publiques d’égalité des droits. Cette opinion exprimée, à titre personnel, est d’autant plus choquante, qu’elle arrive à la fin du parcours législatif de la loi ouvrant le mariage et l’adoption des couples de même sexe, le 23 avril prochain. Choquante aussi car elle est rendue publique maladroitement au moment où la radicalisation du mouvement contre la loi se concrétise par des attaques à des élue-s et des associations. Faut-il le rappeler que cette loi par sa valeur universelle a d’abord une visée inclusive ; qu’elle n’enlève rien aux couples hétérosexuelles ; qu’elle établit pour les enfants un cadre sécurisant. Dans une ville comme Bischheim, cette loi ne provoquera pas une crise de civilisation apocalyptique. Par contre, elle apportera, et uniquement pour celles et ceux qui le décident, une reconnaissance familiale et sociale.

Richard SANCHO ANDREO
Conseiller municipal (PS) à Bischheim
Secrétaire fédéral du PS

jeudi 18 avril 2013

Un édito affligeant dans Les Cahiers de Bischheim


Extrait de l'édito d'André KLEIN-MOSSER, Maire de Bischheim, dans le journal municipal  :
"« Le mariage pour tous » ne rentre pas dans notre schéma de pensée, ni de construction de notre société de demain. Il dénature fondamentalement notre perspective de structuration de la société et l’avenir de nos enfants. Une société touchée par la crise actuelle n’a pas besoin de réforme de ce type pour déterminer une voie d’espérance. Ce qui ne veut pas dire que nous devons oublier les autres. La société peut et doit donner sa place à chacun, mais elle doit le faire dans le respect de ceux et de celles qui la composent, de la tradition, de la culture qui est la nôtre. Le concept « mariage » a une connotation humaine, religieuse, sentimentale, il n’est pas nécessaire de le détruire ou le galvauder. Laissons-lui la place qui était et qui est la sienne."


Les associations LGBT ont adressé un communiqué à la presse (publié dans les DNA le jeudi 18 avril 2013) :


Un édito affligeant dans Les Cahiers de Bischheim

Dans les derniers Cahiers de Bischheim, datés de Mars-Avril 2013, M. André KLEIN-MOSSER, maire de Bischheim et 1er Vice-Président du Conseil Général[1]. faisait connaître sa position sur l’ouverture du mariage à tous les couples quels que soient leur orientation sexuelle. Dans sa forme, ce texte, selon nous, remettait en cause les trois principes fondamentaux de notre belle république : celui de la liberté individuelle, de l’égalité devant la loi et de la fraternité.

Selon M. André KLEIN-MOSSER, « Le mariage pour tous ne rentre pas dans notre schéma de pensée ». Tout d’abord, qui est ce « nôtre » dont M. le maire parle ? Qui englobe-t-il ? Cette forme péremptoire et définitive insinue que son opinion personnelle irait de soi pour tous et toutes. is. M. le maire parle de l’ouverture du mariage à tous les couples indifféremment de leur orientation sexuelle comme d’une question philosophique, religieuse. Nous tenons à rappeler qu’il s’agit de l’ouverture à tous et à toutes des droits et devoirs du mariage républicain et civil et non du mariage religieux. Cette question est avant tout une question d’égalité entre les citoyens et citoyennes de ce pays : elle permet d’abolir une discrimination flagrante et qui n’a que trop duré au mépris des droits humains[2]. La plupart des citoyens et des citoyennes de France seront dans un avenir proche plus libres et plus égaux en droits. Comment ne pas s’en réjouir ? À moins de ne considérer que dans le “pays des droits de l'Homme”, il existe des citoyens et des citoyennes de seconde zone. C’est l’institution même du mariage et nos valeurs républicaines qui s’en trouveront renforcées.

De quel ordre M. KLEIN-MOSSER parle-t-il lorsqu'il affirme « [Ce projet] dénature fondamentalement notre perspective de structuration de la société » ? Surtout, comment ne pas voir autour de nous qu’il existe d’ores et déjà en France, une multiplicité de constructions familiales, quelle que soit l'orientation sexuelle de celles et ceux qui la composent ou l'ont recomposée (parents comme enfants) ! Ce déni de réalité contraste fortement avec le ton de son texte. Surtout venant de la part d’un homme censé être en contact avec le terrain, avec la réalité et la diversité de ses administrés et administrées. La loi va enfin prendre en compte et protéger toutes les familles, en laissant moins d'enfants de côté. Là encore, comment ne pas se réjouir d’une protection plus grande des enfants.

« La société peut et doit donner sa place à chacun, mais elle doit le faire dans le respect de ceux et de celles qui la composent ». Bonne nouvelle, les lesbiennes, les gays, les bisexuel-les, les personnes transgenre et intersexes de ce pays font pleinement partie de la société française. Assez de tous ces propos discriminants. Nous les subissons depuis trop longtemps et de façon récurrente. Ils sont coupables de l’augmentation de la violence verbale et physique envers les personnes LGBTI. Ainsi, M. KLEIN-MOSSER doit comprendre qu’il a stigmatisé une partie des administrés et administrées, électeurs et électrices.

Ainsi, pour toutes ces raisons, et bien d’autres encore, La Station, Centre Lesbien, Gay, Bi’, Trans’ et Intersexe de Strasbourg et d’Alsace ainsi que toutes les associations co-signataires de ce communiqué de presse demandent à pouvoir bénéficier d’un droit de réponse dans le prochain Cahiers de Bischheim.

Nous tiendrons informés tous les médias de la région de la réponse donnée à notre requête.

Les associations signataires : La Lune, David et Jonathan, Conseil de territoires Alsace d'AIDES, Justice et Liberté, Homosexualités et Socialisme, Association Pélicanto, Association Festibad, SOS Homophobie-délégation Alsace, Support Transgenre Strasbourg (STS). L'Autre Cercle Alsace et La Station – Centre LGBTI Strasbourg/Alsace.



[1] Le Conseil Général étant pourtant à l’avant-garde de la lutte contre les discriminations avec notamment le Mois de l’Autre.  
[2] L'ONU « En tant qu'hommes et femmes de conscience, nous rejetons la discrimination en général, et en particulier la discrimination basée sur l'orientation sexuelle et l'identité liée au genre. Lorsqu'il existe une tension entre les attitudes culturelles et les droits de l'homme universels, les droits doivent l'emporter. »[Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU, 2010]

dimanche 16 décembre 2012

Conseil Municipal de BISCHHEIM lundi 17 décembre 2012


La prochaine séance ordinaire et publique du Conseil Municipal se tiendra le :

Lundi 17 décembre 2012
à 19 h 00 
dans la grande salle du "CHEVAL BLANC" 2a avenue de Périgueux à BISCHHEIM.

lundi 26 novembre 2012

Conseil Municipal de BISCHHEIM jeudi 29 novembre 2012


La prochaine séance ordinaire et publique du Conseil Municipal se tiendra le :

Jeudi 29 novembre 2012
à 19 h 00 
dans la grande salle du "CHEVAL BLANC" 2a avenue de Périgueux à BISCHHEIM.
Vous pouvez télécharger l'ordre du jour en cliquant ici

samedi 17 novembre 2012

Cahiers de Bischheim de novembre 2012


Une priorité : l’emploi
Dans une situation économique inquiétante, il faut saluer toutes les initiatives prises en faveur de l’emploi. Une priorité est donnée avec les emplois d’avenir aux jeunes qui sont le plus éloignés du monde du travail. Une mobilisation sans relâche est nécessaire de la part de tous les partenaires : la Ville de Bischheim, la CUS, la mission locale, les entreprises et les associations. Cela doit s’accompagner de moyens supplémentaires aux établissements scolaires et d’un soutien accru à toutes les actions éducatives et périscolaires favorisant la réussite scolaire.
Cet effort doit apparaître plus clairement dans le budget de la Ville de Bischheim et les choix soumis à un débat public comme cela se fait dans de nombreuses villes voisines.

Le débat : une exigence de transparence
En conseil municipal mais aussi dans les réunions publiques, nous ne pouvons qu’être étonnés de l’agacement que nos questions et celles d’habitants peuvent provoquer. À l’heure où le président de la République se soumet lors d’une très longue conférence de presse à de très nombreuses questions, nous ne pouvons qu’appuyer cette exigence de transparence. Sur les projets urbains comme sur le budget et les grandes orientations politiques, le citoyen ne revendique que la part qui lui revient en contre partie de sa contribution par l’impôt et très souvent par sa participation active à la vie la Cité en tant que commerçant, chef d’entreprise, bénévole associatif, profession libérale…

La fin de la hausse des impôts locaux
À l’approche des débats budgétaires, nous nous faisons les porte-parole des habitants qui réclament une vraie pause fiscale au niveau local. Nous savons que cela passe par des choix auxquels l’État, les collectivités et les particuliers sont confrontés. Pour nous la priorité doit être donnée à la redistribution sociale, à la réussite scolaire et au développement durable. Les trois piliers d’une société équitable et durable.

Groupe des élu(e)s PS-EELV «  Changer Bischheim »
 Richard SANCHO ANDREO, Zoubida NAILI, Gérard SCHANN, Annie ROMILLY, Gérard SCHIMMER, Nicolas BOUYER, Brigitte BEYHURST.

jeudi 25 octobre 2012

Contribution au PLU au CM du 25/10/2012


Le nord de la CUS, un territoire en attente d’égalité urbaine

À l’heure où le PLU Communautaire est dans sa phase de recueil des observations des habitants, le Conseil Municipal de Bischheim consacre un temps de débat très court aux orientations de P.A.D.D. Notre groupe, de manière constante et construite depuis des années, a fait des propositions sur les points clés du P.A.D.D.,
-        l’équilibre des territoires,
-        le renforcement de l’attractivité de la métropole au bénéfice de tous ses habitants,
-        le renforcement de la part à faire au déplacement collectif et doux,
-        l’obligation de réussir la transition énergétique,
-        la préservation et l’évolution équilibrée du centre ancien de la Ville.

Il est aussi ressorti des réunions auxquelles nous avons participe que la Ville de Bischheim est en interdépendance avec les communes qui l’entourent. Sans rentrer dans une compétition des territoires, force est de constater que les communes du nord de la CUS rencontrent de sérieuses difficultés à définir des orientations communes pour les déplacements.

A leur défaveur, trois constats liés à la configuration de ce territoire de 9300 hectares et de 97252 habitants, l'étalement est-ouest ne facilite pas les modes de déplacements transversaux. Pour les communes de la première couronne, Schiltigheim, Bischheim, Hoenheim, Souffelweyersheim, soit 66947 habitants, les déplacements est-ouest doivent être redéfinis et dynamisés.

·        Certains quartiers sont excentrés des grands axes (route de Bischwiller et route de Brumath) et du coup la nécessité, surtout pour les communes de la deuxième couronne, de lignes de transports collectifs et transversales.
·        Une offre de transport en tram réduite uniquement à l’est, avec le pôle modale tram-train à la gare de Hoenheim.
·        Une des faiblesses majeures demeure la sous utilisation des lignes ferroviaires existantes, notamment sur la ligne Strasbourg-La Wantzenau, avec au centre de l’axe, une gare de Schiltigheim-Bischheim mal équipée et non desservie.

La priorité majeure pour l’avenir est de prendre en compte le développement urbain sur l’ouest des communes de Bischheim, Hoenheim et Souffelweyersheim. Ce développement milite par lui-même pour que le transport en site propre sur la route de Brumath soit réalisé dans sa totalité et dans les délais les plus courts.

Optimiser toutes les lignes de transport existantes et en créer de nouvelles, notamment dans les communes et les quartiers les plus excentrés du nord de la CUS, répond à un enjeu environnemental et à une évolution sociale. Il ne s’agit pas de réduire les transports collectifs à leur seule fonction utilitaire, ils sont de plus en plus un objectif structurant de l’égalité urbaine. Ils se doivent d’anticiper l’urbanisation, comme d’ailleurs les équipements collectifs et les commerces de proximité. Les transports collectifs sont de plus en plus un élément transformateur de la ville en la rendant accessible à tous.