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lundi 8 décembre 2008

Les horodateurs à Bischheim, une politique de l’autruche



L’installation des horodateurs sur la route de Bischwiller et la rue du Souvenir est de nouveau une occasion manquée de concertation entre la Municipalité et les habitants de Bischheim. Nous avons raté la concertation pour le réaménagement de la route de Bischwiller et Monsieur Klein-Mosser et ses adjoints persistent. L’installation des horodateurs, qui aura ses partisans et ses détracteurs, ne prend pas en compte : les emplacements pour les voitures des habitants du Centre ville, l’absence de parkings publics après l’échec du parking de la voûte étoilée rachetée par la Ville à la SCAEB, la non-utilisation du parking souterrain du Cheval Blanc, la disparition bientôt du parking provisoire de la route de Bischwiller de 50 places.


Quitte à vider le centre ville de ses habitants, il est impossible aujourd’hui de répondre au problème posé par le nombre de voitures des riverains garés dans les environs de la route de Bischwiller. La densification du Centre Ville avec la construction de plusieurs immeubles, si elle est un apport intéressant pour le commerce et la vitalité de la ville, ne fait qu’aggraver la situation car les places de parking obligatoires ne sont jamais suffisantes compte tenu du nombre de voitures par famille. Nous savons aussi que les horodateurs seront dans une période de crise un obstacle supplémentaire pour venir au Centre Ville.


Les élus socialistes et Verts de Bischheim ont à de nombreuses reprises alertés la municipalité sur la dégradation du commerce local, sur l’absence de politique économique et commerciale et sur les enjeux de l’aménagement urbanistique du Centre Ville. D’autres projets viennent confirmer nos inquiétudes dont l’opération immobilière autour de l’école maternelle du Centre et la démolition de plusieurs maisons, rue du Général Leclerc. Nous ne pouvons dans ces circonstances que rester très réservés quant à l’installation des horodateurs car ils ne répondent pas aux problèmes actuels subis par les habitants du Centre ville.



Richard SANCHO ANDREO

jeudi 6 novembre 2008

Obama un espoir pour l’égalité et la diversité

Les élections américaines vues de la France relevaient souvent du grand spectacle. En 2008 tout a basculé et nous avons vu des citoyennes et des citoyens de tout origine se mobiliser pour un candidat, qui au-delà de ses origines revendiquées et assumées, a su aborder les problèmes de notre société de front : l’égalité, le respect de la diversité, la justice sociale, le développement équilibré de la Planète.

C’est cet espoir soulevé qui nous interpelle face aux pesanteurs de nos élus et de nos responsables.

Où est la diversité dans notre Ville de Bischheim dans les activités culturelles et sportives des enfants et des jeunes ?

Où est l’égalité dans l’accès aux études et à l’emploi ?

Plus que jamais, parce que nous sommes dans une période de crise, nous devons nous battre contre toutes les formes de discrimination et notamment celles relatives à l’origine et au territoire.

Evidemment, le président Oabama ne va pas résoudre tous les problèmes par un coup de baguette magique, mais son élection est là pour nous rappeler combien il est essentiel d’éduquer les enfants dans un climat de sécurité et de respect. Son parcours est un espoir parce qu’il est nous montre que la promotion sociale est possible quand un enfant et un jeune est soutenu et accompagné.

Richard SANCHO ANDREO

mercredi 17 septembre 2008

1 problème - 2 politiques - 3 exemples.

Lorsque l’on se rapporte à la politique actuelle de suppressions de postes d’enseignants (11000 en 2008 et 60000 sur 5ans !) telle qu’elle est voulue par Nicolas SARKOZY et mise en oeuvre par Xavier DARCOS, son ministre de l’éducation nationale, et sans vouloir récréer les débats qui opposent les tenants d’une rationalité affichée des services de l’état aux dénonciateurs d’une politique de mieux disant financier (sous couvert d’une démarche qui se veut pédagogique et qualitative), on voit bien ce qui sur le terrain et notamment dans les conséquences des suppressions de classes peut contredire les ambitions d’une telle politique.

En l’occurrence quand l’Elysée décide, ce sont d’abord les communes qui trinquent et à travers elles, le principe de l’égalité des chances que 3 républiques et 9 présidents successifs n’ont cessé de soutenir à travers l’institution scolaire.

C’est ainsi qu’en comparant le suivi de cette volonté Elyséenne au niveau de communes comme Bischheim, Eckbolsheim et Ostwald, on discerne aisément ce qu’il en coûte à trop vouloir se fondre dans les desideratas d’une politique mal taillée.

En la matière, pour un maire et son conseil municipal, deux choix demeurent possibles.
Soit
il considère les effectifs en cause à l’unique chapitre des enfants scolarisés dans le temps où la décision s‘impose (le nombre d’enfants scolarisés concernés par la ou les classes dont on envisage la suppression).
Soit
il considère ces mêmes effectifs comme les éléments d’un tout relevant d’une dynamique municipale, où l’on retrouve notamment, la prise en exergue de l’évolution d’éléments objectifs comme de la pyramides des âges à travers l’emploi la politique immobilière et les politiques sociales, comme des systèmes de valeurs qui touchent à la mixité sociale et générationnelle et à la nécessité de satisfaire aux critères de l’égalité des chances sociales (ainsi que le démontre fort bien Pierre ROSANVALLON dans son ouvrage La contre-démocratie - La politique à l’âge de la défiance - collection Les livres du nouveau monde - Ed du Seuil Paris 2006 ).

Dans le premier cas de figure, le fait d’adapter le nombre de classes aux seuls chiffres qui s’y rapportent ne pose guère de problèmes à ses exécutants, dans la mesure où ce qui prime, se rapporte plus à un suivisme administratif qu’à un réel souci d’en maîtriser les effets.

Dans le second cas, la volonté d’élargir les débats à des considérations sociales qui privilégient le vivre ensemble et l’égalité des facteurs de réussite dans les destins individuels, ne peut qu’entrer en contradiction avec des initiatives du genre de celles que développe l’actuel ministre de l’éducation nationale.

Dans ce débat de dupes, la situation pour un premier magistrat d’une commune peut se révéler très confortable s’il consent à se mouler dans le suivisme d’une démarche administrative qui l’exonère d’autant de ses responsabilités morales. Elle peut également devenir très vite pour lui un véritable casse tête s’il se mêle de soutenir les intérêts de ses administrés en s’efforçant de préserver les chances d’un avenir égal pour ses jeunes concitoyens quand on sait que les destinés de l’âge adulte se jouent dans les premières années de la vie.

Monsieur Jean Marie BEUTEL, maire socialiste d’OSTWALD s’est battu avec succès pour conserver une classe promise à sa disparition.

Monsieur André KLEIN MOSSER, maire U.M.P de Bischheim, 1er vice président du Conseil Général du Bas Rhin,
Monsieur André LOBSTEIN, maire U.M.P de Eckbolsheim, conseiller général du canton de Mundolsheim, ont préféré dans la même situation s’en remettre aux dictats de l’administration avec les conséquences que l’on imagine pour leurs administrés.

Dans ce jeu de bonneteau, les victimes ne sont guère entendues, ce n’est d’ailleurs pas le but de la manœuvre.

Post criptum

Au fait, qu’en pensent les habitants d’Eckbolsheim et de Bischheim qui sont aussi les électeurs de Messieurs LOBSTEIN et KLEIN MOSSER ?
Vos réponses sont les bienvenues.




Francis Alexis HAMMER
Secrétaire de la section du canton de Mundolsheim du Parti Socialiste

samedi 12 janvier 2008

La ville d’aujourd’hui et de demain

La Problématique des transports est aujourd’hui bruyamment interrogée par ce qu’il est convenu d’appeler « l’automobilité » en ce qu’elle tend de plus en plus à saturer les réseaux routiers et autoroutiers, lors des pics de flux des transports pendulaires aux abords des agglomérations, mais aussi ceux des transhumances estivales, sans compter naturellement les embouteillages récurrents liés à une circulation intra urbaine guère en accord avec la configuration de nos villes Européennes.

Cependant, si les solutions existent, elles sont aussi tributaires des connaissances dont nous disposons et qui oscillent entre savoirs théoriques avec leurs dimensions utopiques et les systèmes de planifications ancrés aux perspectives d’évolution des modes de vie et des espaces de références.

En ce sens pouvoir déterminer les pratiques de mobilité demeure l’essentiel des problématiques qui s’adressent à l’aménagement urbain.

Parmi celles-ci , les pratiques de mobilité urbaine sont aussi celles qui se sont le plus complexifiées, avec le développement des modes de transport, l’organisation des espaces urbains et périurbains en réseaux, les définitions nouvelles de la ville oscillant entre son développement local et les interactions qu’elle entretient avec les espaces proches ou lointains, l’évolution des modes de vie avec leurs potentiels d’interactions sociales et dont la maximisation plus ou moins grande chez les individus détermine en retour leurs capacités d’intégration .

Face à ces diverses évolutions les pouvoirs publics doivent tout à la fois ; respecter la liberté des individus dans leur autonomie de déplacements, favoriser la mobilité d’accès aux emplois et aux services, comme de satisfaire aux nouvelles normes de l’écologie urbaine et du développement durable.

Parmi ces évolutions, celle de la tendance naturelle à l’étalement urbain est d’autant plus forte que les moyens de transports sont performants.

A commencer par l’automobile, qui a révolutionné la maîtrise des espaces, en permettant aux individus de repousser les limites d’appropriation des espaces utiles, et de façon plus pratique en leur autorisant le découplage territorial de leurs diverses activités (travail, loisirs, domicile…)

L’année 2008 a vu le baril de pétrole dépasser les 100 dollars (soit près de 10 fois plus qu’il y a 10 ans).

L’épuisement des ressources d’énergies fossiles, l’augmentation continue de leurs besoins, la consommation non contrôlée des espaces, tout cela fait, que d’ores et déjà s’impose une approche globale des transports qui ne se préoccupe pas seulement d’imposer en aval, (c'est-à-dire au niveau des infrastructures routières) des solutions écologiques, mais également en amont, en étalonnant toute décision, tout projet d’aménagement à l’aune de leurs impacts sur l’environnement et sur les flux qui en découlent.

Nous ne sommes donc plus dans une problématique de la demande, mais bien dans celle d’une offre qui obligera chacun d’entre nous à se redéfinir dans ses perceptions et conduites.

Dans la pratique, cela consistera à offrir une alternative au déplacement monomodal de la voiture, des types de déplacement plurimodaux, combinant intimement la marche avec les transports en commun. Ce qui veut dire également, que la voierie et la ville dans son ensemble seront pensées sur des modes intégrant tout à la fois déplacements monomodaux et plurimodaux.

Ce qui veut dire également que la nécessité de mobilité durable, imposera l’élaboration d’une morphologie urbaine où l’aménagement des espaces sera motrice d’une régulation optimisée des déplacements, ce qui par exemple dans le cas de création de nouvelles zones urbanisables, consisterait à aménager en premier les modes de déplacement monomodaux et plurimodaux avant que de s’atteler à la construction des logements et services de proximité.

Ce qui importe désormais, c’est de pouvoir modéliser au plus près, les interactions existantes entre réseau de transports et aménagements urbains, en essayant de prendre en compte le plus possible les effets pervers (évoqués ici comme des effets inattendus) résultants des actions que l’on se propose d’entreprendre.

vendredi 30 novembre 2007

Patrick Diebold a quitté le Groupe des élus PS-VERTS

Nous le savions depuis le 15 novembre, lendemain de la réunion bilan du Groupe des élus PS-VERTS de Bischheim. C’est devenu officiel lors du Conseil Municipal du 22 novembre 2007. Le Maire a annoncé que dorénavant Patrick Diebold siégerait en tant que non-inscrit. A sa demande il a changé de place. Il est dorénavant assis avec le groupe UMP. Pour ce premier Conseil Municipal en tant que non-inscrit il a voté toutes les délibérations de l’UMP, y compris les orientations budgétaires. Pour rappel dans les sept dernières années il a toujours voté contre avec le groupe des élus PS-VERTS.

La circulation à Bischheim

L’inauguration des travaux de la Route de Bischwiller à Bischheim, le 1er décembre 2007 par Monsieur GROSSMANN, Président de la Communauté Urbaine de Strasbourg et Monsieur KLEIN-MOSSER, Maire de la Ville de Bischheim et Vice-président du Conseil Général du Bas-Rhin appellent de notre part trois observations :

  • Les travaux de voirie et d’éclairage de la route de Bischwiller ont été réalisées dans le cadre des travaux d’accompagnement de la ligne B du TRAM. La réalisation de ces travaux longs et onéreux aurait du d’inscrire dans une réflexion globale intégrant l’offre de transports publics, les pistes cyclables, l’avenir de l’offre commerciale de proximité. Aucune étude n’a été soumise à un débat public avec les usagers, les professionnels et les habitants.
  • L’absence totale de concertation n’a pas permis d’engager notamment un débat de fond sur les fonctions de la route de Bischwiller, sur la place des cyclistes et des piétons. Lors d’un simulacre de réunion publique, le Maire de Bischheim et les services de la CUS n’ont présenté qu’une seule alternative : la priorité aux seuls automobiles. Nous savons que l’augmentation du prix des carburants et la prise en compte des exigences environnementales modifieront profondément les modes de déplacements. Nous constatons aussi que la question du stationnement des voitures ne fait l’objet d’aucun débat à la veille de la fermeture du parking provisoire (50 places) à côté de la pâtisserie.
  • La dernière observation préoccupante concerne l’avenir du commerce de proximité au centre de la ville. Les démolitions successives route de Bischwiller et rue du Général Leclerc ont provoqué la disparition de plusieurs commerces. La rotation des commerces (ouverture-fermeture) devient inquiétante.

Au final les travaux ne modifient en rien la fonction de cette route qui reste un axe de transit nord-sud et qui sert notamment d’axe de délestage de l’autoroute avec tous ses effets négatifs. L’offre de transports en commun ne connaît aucune amélioration.

Nous avons en tant qu’élus maintes fois dénoncés la politique urbaine de la municipalité. Nous devons déplorer aussi à quel point la CUS a abandonné le Nord de son agglomération empêtré dans des problèmes de déplacement et de circulation. Nous ne saurions accepter pour Bischheim le statut de ville-dortoir.