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lundi 8 décembre 2008

Le dimanche, une liberté à préserver

Le lundi 15 décembre 2008, le conseil municipal va tenir sa dernière réunion de l’année et voter le budget primitif 2009. De lourdes incertitudes pèsent sur l’emploi et de nombreuses entreprises vont être en chômage technique au mois de décembre. Il est légitime de s’inquiéter dans ce contexte pour l’avenir. Les promesses présidentielles sur le pouvoir d’achat en "travaillant plus" semblent si lointaines et pourtant, les députés vont débattre sur une loi libéralisant le travail le dimanche ! Comment penser, que la consommation, moteur de l’économie, repartira de plus belle en ouvrant les commerces le dimanche. Dimanche ouvert ou pas, le salaire à la fin du mois est le même.

Par contre le travail le dimanche dans les commerces est une attaque de plus à l’équilibre entre la vie familiale et la vie professionnelle. Il y a déjà beaucoup de professions qui travaillent le dimanche, notamment dans la santé, les soins, les services, les fournisseurs d’énergie, la communication, les déplacements. Mais ces professions ont obtenu après de longues luttes quelques compensations salariales. Cette atteinte au droit au repos et à la vie sociale et familiale se masque derrière des discours sur la modernité. Les lois imposées par Sarkozy sont de plus en plus des lois qui vont dans « l’air du temps ». La semaine scolaire des 4 jours présentée comme répondant à la demande des parents, n’est en fait qu’un stratagème pour réduire les effectifs de l’éducation nationale.

Nous ne serons jamais assez vigilants pour nous opposer à ce laxisme social rampant, susceptible de libérer la société de ces derniers carcans. Non, nous ne voulons pas de cette société de la consommation qui sous couvert de liberté, réduit de plus en plus les espaces libres.

Annie ROMILLY

Richard SANCHO ANDREO

mardi 14 octobre 2008

Combattre la pauvreté

Ce mois de septembre a été marqué par la détérioration spectaculaire du système financier international confirmant les analyses portées par le mouvement social sur les méfaits de l’ultra libéralisme. Les émeutes dans de nombreux pays africains dues à la flambée des prix de produits de première nécessité étaient le signe avant coureur des profondes injustices qui se creusent entre les pays riches et les pays pauvres. Mais partout dans le monde la pauvreté augmente et touche de plus en plus de monde. Comment vivre en France aujourd’hui avec un revenu moyen de 800€ par mois ? Comment accepter que des droits aussi fondamentaux que le droit à l’éducation, le droit au logement, le droit à la culture soient bafoués pour de nombreux de nos concitoyens.

L’Etat doit agir avec autant de fermeté et de moyens pour combattre la pauvreté que pour sauver des établissements financiers qui ont spéculé sur le dos des pauvres. Le président SARKOZY a beau jeu de chercher les coupables après leur avoir fait des cadeaux fiscaux de 15 milliards d’euros. Nous assistons à une parodie de la politique pour masquer les insuffisances des gouvernements de la droite la plus sectaire depuis des lustres.

Le respect et la dignité

A Bischheim, la Droite a le projet de ne plus scolariser à l’école At Home des enfants dont les parents, demandeurs d’asile, sont hébergés au Foyer Sonacotra par le CADA (Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile). Rappelons que les CADA sont gérés par l’Etat et la loi fait obligation de scolariser tous les enfants de moins de 16 ans, y compris les enfants de familles demandeurs d’asile ou sans papiers.

La politique de HORTEFEUX est une régression des principes qui régissent le droit d’asile et le respect des migrants. La France, et en particulier l’Alsace, s’est construite dans sa richesse et sa diversité par les apports successifs des immigrés polonais, italiens, espagnols, portugais, algériens, marocains, turcs, africains… Bischheim est à l’image de la France et de l’Alsace : métissée, riche des cultures de ses communautés, ouverte au monde. L’histoire et la mémoire de l’immigration sont au cœur aujourd’hui d’une société tolérante et chaleureuse.

Poursuivons toutes et tous ensemble ce vivre ensemble !


Richard Sancho Andreo

Conseiller municipal

mardi 4 mars 2008

Quand les lampions de la fête s’éteignent…

C’était il y a 10 mois, sur la place de la Concorde. Dans la tiédeur d’une belle soirée de printemps, le président Sarkozy savourait sa victoire au milieu d’un déferlement de paillettes du tout Paris du showbiz et Cac 40 réunis, venus en ces lieux, assister au triomphe d’une droite décomplexée et sûre d’elle-même.

C’était l’époque d’un SARKOZY, héros d’une épopée au long cours qui l’avait porté à ses ambitions ultimes, aux dernières marches de l’Elysée.

C’était l’époque où les Français n’avaient plus rien à refuser à l’homme qui avait mit la gauche au tapis après avoir expédié au Wahalla des damnés, LE PEN et ses troupes.

Fallait-il avoir du talent et une bonne dose de culot, pour faire croire à « l’homme de la rupture » ! Alors qu’inamovible ministre de l’intérieur du président CHIRAC, cet homme, qui était entré en politique dans les années soixante dix, était tout était tout sauf un homme neuf, tout sauf cette image qu’il donnait à voir, d’un homme d’état sans faille, d’un homme convaincu d’avoir un destin et une vision pour la France.

La suite est désormais connue. L’homme du pouvoir d’achat, celui de la France qui gagne, le président de tous les Français, s’affiche désormais comme un homme de clan, comme un chef de parti, celui par qui le scandale arrive, et qui, en se faisant people en vient désormais à déconsidérer la république par ses phrases à l’emporte pièce et sa culture bling-bling.

C’est pourtant ce même homme qui engageait il y a peu, à faire des élections de mars 2008, un plébiscite sur sa personne.

Nous sommes à quelques jours du premier tour, et, sondages aidant, celui qui se voyait porté en triomphe, se cache présentement derrière une agitation tous azimuts qui ne trompe plus personne.

« La mystique républicaine, disait Peguy, c’était quand on mourrait pour la république. La politique républicaine, c’est quand on en vit ».

Notre vibrionnant président, pour avoir médité ces propos, sait ce que pèse la considération d’un compte en banque bien garni. Gagnant en euros ce que le Rmiste lambda touche en centimes de francs, notre président à montre Rollex, ne craint pas de demander aux français « de travailler plus pour gagner plus ». Quand les usines tournent à vide et que les délocalisations se multiplient, il y a là, une indécence dans les propos qui dépasse les bornes !

Aujourd’hui les yeux se décillent, les Français voient avec effarement, que derrière le quotidien des écrans de fumée, le roi est nu.

Pire, au delà de l’hypertrophie d’un moi de notre président capitulaire, de la spirale sans fin de ses politiques aussi boursouflées qu’incontrôlables, c’est bien de l’image même de notre pays dont il est désormais question, celle d’une France, arrimée aux politiques réactionnaires d’un BUSH à bout de souffle, celle d’un pays en voie de paupérisation, où le déficit de la balance commerciale atteint des records, où les petites retraites, les petits boulots, les emplois précaires, sont synonymes d’angoisses et de fins de mois difficiles. Un pays où lorsqu’on a fini de payer son loyer, les charges du logement, l’essence, l’alimentation et l’éducation des enfants, il ne reste plus un kopek pour assurer un peu de bonheur, un peu de sécurité pour soi et pour ses proches.

Aujourd’hui le mensonge touche à sa fin. Les Français vont avoir à décider de ce qu’il convient de faire, dans leur commune, dans leur département.

La gauche montre tous les jours qu’elle sait gérer, avec justesse, avec l’élan du cœur et celui de la raison, des territoires, que lui ont confié des hommes et des femmes qui savent ce que des politiques solidaires, des politiques équitables et durables veulent dire dans le quotidien de leurs vies.

Nous avons à faire ce pari, ici en Alsace, à Mulhouse, à Strasbourg, à Bischheim et dans les 522 autres communes du Bas Rhin tenues par la droite.

Nous avons à le faire dans nos 2 départements.

Nous avons à le faire pour nous-mêmes, pour les générations futures, pour que cesse enfin cet autre mensonge éhonté qui n’a que trop duré, celui d’une droite locale qui s’autoproclame meilleure élève de sa classe en s’attribuant des mérites qu’elle n’a pas pour des résultats dont elle n’est nullement la cause !

Les chiffres sont là… la vérité éclate ! Nous y reviendrons prochainement…

Francis Alexis HAMMER

lundi 25 février 2008

Pour Bischheim, tout va bien ...

Les bischheimois ont reçu de la municipalité sortante un beau 20 pages tout en couleurs avec de belles photos (venant de où ?).

Cela suffira-t-il à leur bonheur ?

Pour le moins, il serait intéressant de poser quelques questions à monsieur KLEIN-MOSSER, du genre :

  • Quel est le total des emprunts de la ville à fin 2007 ?
  • Quel est l'endettement de S.C.A.E.B ?
  • La ville de Bischheim dispose-t-elle de B.F. R (besoins en fonds de roulement) sur ses fonds propres ?
  • Quel était le montant de l'endettement par habitant : en 1989 - en 1995 - en 2001 à fin 2007 ?
  • Quel est le délai théorique que mettra la ville de Bischheim à se désendetter ?
  • Quel est le montant des dépenses d'investissement par habitant ?
  • Quel était le taux de la taxe d'habitation : en 1989 - 1995 - 2001 - fin 2007 ?
  • Quel était le taux de la taxe du foncier bâti en 1989 - 1995 - 2001 fin 2007 ?

et de comparer ces chiffres avec des villes de taille équivalente, ou ne serait-ce que avec des communes proches comme Mittelhausbergen, Mundolsheim, etc.

Gérer "en bon père de famille" pour reprendre l'expression d'Yves BURR, maire de Lingolsheim...encore faudrait-il que l'équipe sortante nous en fasse la démonstration, au lieu de nous prendre pour des gogols en nous saturant de photos idylliques,débordantes de géraniums et autres !!!

PS : prenez connaissance du classement du magazine Challenges dans l'article ci-dessus

mercredi 30 janvier 2008

La liste « Bischheim tient la barre »

LES DNA ont relaté dans leur édition de mardi 22 janvier la présentation par l’actuelle majorité municipale de sa liste « Bischheim tient la barre ». A sa tête André Klein-Mosser qui brigue un 5ème mandat. Elle a aussi présenté son programme.

Qu’en est-il ? L’intitulée de la liste le laisse augurer. Il s’agit davantage de tenir la barre, c'est-à-dire les orientations qui ont été celles de la municipalité dans sa dernière mandature que de s’adapter, d’évoluer et de réformer. Il est évidemment encore moins question de vision, d’imagination, de prises d’initiatives nouvelles qui seraient pourtant bien nécessaire à Bischheim pour corriger les erreurs du passé et rattraper le retard accumulé. La barre paraît bien bloquée et il semble bien que l’on s’en satisfasse.

La liste est présentée comme « un partage harmonieux entre anciens et modernes ». termes un peu curieux pour qualifier les membres d’une équipe municipale. Expérience, réflexion, enthousiasme, action, implication auraient peut être mieux convenu.

En regardant la composition de la liste de plus près, il apparaît que l’harmonie dont il est question est très mal distribuée. Si la moyenne d’âge de la liste est quasiment identique à celle de la liste « Changer Bischheim », aux environs de 48 ans, le constat est très différent si l’on s’intéresse au premier tiers de la liste.

La moyenne d’âge des 10 premiers de la liste « Bischheim tient la barre » est de 57 ans. En comparaison, celle des 10 premiers de la liste « Changer Bischheim » des PS-Verts est de 47 ans, proche de la moyenne de toute la liste.

Ceci nous paraît très important, car il faut rappeler que ce premier tiers est automatiquement élu pour la liste arrivée en tête, mais que c’est également dans ce tiers que se recrutent les élus de l’opposition issue de la liste battue.

Nous parlons ici de diversité générationnelle, mais un constat identique pourrait être fait sur d’autres critères. Bischheim au même titre, et peut être plus que d’autres communes de la CUS, a une population diverse et multiculturelle. Dans ce domaine aussi la liste « Bischheim tient la barre » représente mal cette diversité.

Bref un constat décevant. On peut craindre l’essoufflement d’une équipe dont la nième version, « Bischheim tient la barre », ne montre ni l’intention ni la capacité de conduire le changement dont Bischheim a besoin et que ses habitants attendent.


PF

dimanche 20 janvier 2008

Quand des voitures brûlent en silence à BISCHHEIM !!!

Ce samedi 19 janvier 2008, un peu avant 3 heures du matin, des explosions retentissent dans la copropriété AMPERE, rue Ampère à BISCHHEIM.

Une voiture commence à flamber, puis une 2ème, puis un garage.



A 3H15 les pompiers bénévoles de la commune de Bischheim arrivent sur les lieux, déroulent deux lances (dont l’une était crevée !!!) et finissent par éteindre l’incendie. (Merci à nos pompiers volontaires pour leur courage et leur diligence à venir sur les lieux)

La police arrive aussi sur place pour prendre les dépositions et faire le bilan du sinistre : des voitures carbonisées, un garage et la façade de l’immeuble attenant endommagés.

Bref, une banale scène de la nuit quotidienne pour ces policiers qui avec en tout et pour tout 5 voitures pour près de 500000 habitants doivent assurer la sécurité nocturne.

On attendait aussi le maire de Bischheim ou son représentant mais personne n’est venu à ce moment-là ni après !

Et ce n’est pas la peine de lire votre quotidien pour aller aux nouvelles, il ne s’est rien passé cette nuit à BISCHHEIM, il n’y a pas eu de voitures brûlées, pas de contrôle de police. Cette banalisation des feux de voitures ou d’autres phénomènes délictueux comme les trafics de drogue qui se passent dans plusieurs endroits de Bischheim est d’autant plus inquiétantes en laissant se développer un sentiment d’insécurité dans la population.

Mystère aussi, que ces statistiques de la Préfecture du Bas-Rhin et de la ville de STRASBOURG à l’occasion de la Saint Sylvestre.

Officiellement dans un premier temps 54 voitures brûlées, puis une centaine….Pour toute l’année 2007, 2 à 3 voitures en moyenne brûlent chaque nuit dans l’agglomération Strasbourgeoise. Le phénomène n’est malheureusement pas en régression et il questionne directement les politiques de prévention, la nécessité d’une police de proximité et les actions éducatives.

Il aura fallu l’intervention de Philippe Bies, conseiller général de Strasbourg-Neudorf et la mise sur son blog de l’information (http://blog.philippebies.fr/) pour que la presse locale se décide enfin à relater la situation tendue dans les quartiers.

Bref cette politique du silence, n’empêche nullement la continuation à marche forcée des incendies volontaires, pas plus qu’elle n’empêche de braves citoyens de continuer encore et toujours à se rendre à leur travail à pied par la faute de quelques personnes en rupture de ban. Aujourd’hui donc avec cette politique du silence, vous ne trouverez aucune information dans les journaux de cette « scène de la vie ordinaire ».






dimanche 13 janvier 2008

Des voeux pour qui ? Des voeux pour quoi faire ?

Nous avons eu droit il y a peu, aux vœux du Président SARKOZY, soit à quelques jours près, huit mois après son installation le 6 mai 2007 à l’Elysée.


Huit mois, c’est aussi le temps d’un premier bilan, celui des premiers sondages significatifs. Et là, il faut bien le dire, cela commence à sentir le roussi :

48% d’opinions favorables pour le Président élu, en chute de 7% par rapport au dernier sondage, une première sous la barre des 50% !

Et puis aussi, tous ces indicateurs économiques qui sont au rouge :

  • La croissance en dessous des 2%, soit moins que la moyenne des pays européens.
  • Le chômage qui reste scotché à plus de 8%, avec le même taux que les plus mauvais élèves de l’Union Européenne que sont la Grèce, le Portugal et la Roumanie
  • Le commerce extérieur qui atteint des sommets historiques avec une courbe qui ne cesse de plonger (38 milliards de déficits sur 11 mois à comparer avec le solde positif Allemand de 19,3 milliards pour le seul mois de novembre 2007…)
  • L’inflation, avec selon les propos même de Madame le ministre LAGARDE, un chiffre qui devrait être supérieur à 2% en 2008.
  • Des salaires qui stagnent, un pouvoir d’achat en chute libre, un marché de l’emploi bloqué, abonné aux petits boulots et aux temps partiels.
  • Des industries en perte constante de parts de marché, mal placées dans le système concurrentiel, et incapables de financer leurs plans de recherches/développements

A côté de cela, notre pays s’est coupé de toutes marges de manœuvres après que le gouvernement FILLON ait distribué généreusement 15 milliards de ristournes fiscales aux contribuables qui en avait le moins besoin.

Quel crédit accorder également à ce slogan martelé à longueur d’interviews "travailler plus pour gagner plus", et qui ne concernera au plus que 15 à 20% des salariés, tout en laissant de côté, des millions de chômeurs, retraités et travailleurs à temps partiel. Alors certes, on peut s’inquiéter de savoir jusqu’où iront les foucades de notre président. Ce one show man, adepte d’une politique spectacle, qui confond allègrement les paillettes du Ritz, les ors de la place Vendôme avec les nécessités économiques du moment ainsi que le showbiz de sa vie privé, avec les fins de mois difficiles, des classes populaires, des classes moyennes, convaincues que l’école ne joue plus son rôle d’ascenseur social et anxieuses de voir s’approcher inexorablement le spectre de la pauvreté et des fins de mois difficiles.

Mais à ce rythme là que restera-t-il des emplois qui furent la fierté de la France d’après guerre ? Que restera –t-il de ces classes populaires, de ces classes moyennes qui se sont élevées dans l’élan des 30 glorieuses et celui de l’ascenseur social de l’école républicaine ? Que restera –t-il de ces acquis sociaux si chèrement acquis dans les luttes sociales menées par les générations qui nous ont précédé ?

Et puis il y a eu ce mercredi 9 janvier 2008, jour où la municipalité sortante de BISCHHEIM présentait ses voeux, avec, le désormais protocole bien rodé avec les membres du conseil municipal au grand complet à l’entrée et , un discours du maire sortant soucieux de ne pas faire de bilan exhaustif "car cela pourrait perturber l’esprit démocratique de nos concitoyens".

Malgré cette remarque préliminaire, Monsieur le Maire UMP s’est senti autorisé de passer outre l’article 3-2-2 du code électoral, lequel précise bien que "les cérémonies des voeux à l’occasion de la nouvelle année doivent avoir un contenu neutre et informatif…sans qu’il ne soit fait référence à l’élection à venir, aux réalisations de l’équipe ou de l’élu sortant" . Difficile de ne pas avoir à l’esprit le contexte national qui pèse si fortement sur les habitants de Bischheim ; fiscalité très lourde, pouvoir d’achat en berne. Tout cela le Président l’a bien compris en faisant des élections municipales un enjeu politique national majeur.

La soirée s’est fort heureusement poursuivie autour des buffets dans une ambiance d’échanges et des débats fort animés.




dimanche 30 décembre 2007

billet d'humeur

Comme souvent, dans mes coups de blues, je me console en lisant avec le Canard Enchaîné.

Le 20 décembre, pas de bol, l’info de la une du Canard cartonne sur le « petit père des pipoles ». Pour moi c’est déjà du réchauffé.

Et puis je tombe en page trois sur « Un locataire distrait » le bien nommé Jean-Paul BOLUCHER, directeur de cabinet de Madame BOUTIN. Lequel interrogé par le Canard, ne se souvenait même plus du loyer de son « H.L.M situé dans le 5ème - avec - vue - sur - la - chapelle du Val de Grâce » !

Ce n’était pourtant pas bien compliqué de s’en souvenir : à 6,30 euros de loyer par m2, il suffisait de multiplier par la surface du logement, soit 190m2 tout de même, ce qui au final nous amène aux alentours de1200 euros.

Avouez qu’en plein PARIS, pour un immeuble haussmannien avec parking, situé à deux pas du jardin de l’Observatoire au cœur du quartier de Port Royal, cela n’est pas cher payé. Lorsqu’on sait de plus qu’un tel appartement se loue entre 20 et 30 euros du m2, on voit tout le bénéfice possible d’une telle rente de situation.

Il faut dire que le sieur BOLUCHER a l’art d’apprécier les beaux quartiers et de s’y incruster, y compris au mépris des lois !

Venu en ces lieux en 1981 alors qu’il était directeur adjoint du cabinet de Jacques CHIRAC, (à l’époque maire de PARIS), il l’avait sous loué une première fois entre 1989 et 1996 durant son temps de directeur des services à la région Midi-Pyrénées, puis de 1997 à 2007 alors qu’il bénéficiait d’un logement de fonction à PARIS comme directeur des journaux officiels.

Interrogé sur le sujet, le sieur BOLUCHER s’est défendu en affirmant « que si des erreurs ont été commises, elles ne peuvent être imputées qu’à une mauvaise gestion du bailleur » en l’occurrence : la RIVP (régie immobilière de la ville de PARIS) laquelle a succédé à la SAGI dans les années 2000 (et pan pour les socialistes donneurs de leçons !).

Pour la petite histoire la SAGI, sous le règne de CHIRAC était détenue à 60% par des investisseurs privés.

Par la suite, ces mêmes investisseurs (suivez mon regard) auront ferraillé ferme de 2001 à 2006 pour empêcher Bertrand DELANOE et la municipalité de PARIS de récupérer la majorité de son capital.

Bien envoyé donc pour Jean Paul BOLUCHER, qui en la circonstance pariait sur une presse guère encline à vérifier ses dires !

Il faut savoir également que notre « locataire » ne manque pas de toupet, car c’est bien lui qui, le 16 novembre dernier, déclarait sur les ondes de France Culture « Qu’aujourd’hui se trouvent dans le parc HLM des gens qui ne devraient pas être dans les HLMje considère que c’est un véritable scandale » Eh oui! cher J.P.B c’est un véritable scandale, je dirais même que c’est une honte quand on sait qu’aujourd’hui encore, des gens meurent de froid faute d’avoir un toit pour s’abriter.

Bref, vous l’aurez compris, il n’y a pas que du beau monde dans l’entourage de madame BOUTIN, notre ministre du logement.

Pourquoi alors je vous dis tout cela ?

Et bien le 19 décembre, c’était également le jour où les D.N.A retraçaient ce qui s’était dit et redit entre opposition et majorité au dernier conseil municipal de Bischheim.

A commencer par la maison alsacienne de la rue de l’Eglise qui après avoir failli être détruite, puis être remonté, on ne sait où, se retrouvera(rait) ? à l’avenir (selon les propos de notre premier magistrat) adossée à la maison des Boecklin, rue Nationale.

Mais quand on voit le sort que le Maire a réservé à la maison Waldteufel, il y a quoi être inquiet sur l’avenir du patrimoine du vieux Bischheim

Il se dit aussi, que concernant le futur centre culturel annoncé par notre Monsieur KLEIN-MOSSER, celui ci comprendrait entre autre, une rétrospective sur la mémoire et le patrimoine de Bischheim

J’espère qu’il ne s’agit là que d’un canular!

Pensez donc, un musée de la mémoire de la ville à Bischheim ! Alors que 25 années de gestion de la même équipe au pouvoir nous ont amené au triste spectacle que les Bischheimois contemplent tous les jours :

  • Celui d’une ville sans âme, martyrisée par les bagnoles, livrée au ballet des pelleteuses.
  • Celui d’une cité écartelée entre des quartiers qui s’ignorent.
  • Celui d’une ville qui oscille entre les appels désespérés d’un passé qui se meurt et les mains tendues des bétonneurs de service.
  • Celui des commerces de proximité qui tirent le rideau les uns après les autres, quand on ne les force pas à partir.

En politique, il n’y a rien de pire que de se croire intouchable, au prétexte que l’on est estampillé par son parti.

Un bon maire, c’est d’abord celui qui communique, celui qui dialogue avec ses administrés, celui qui pense qu’il ne possède pas la science infuse, en accordant à son opposition, à ses concitoyens le droit de débattre, de proposer des alternatives qui fassent sens aux yeux de tous.

Et des maires de cette trempe, il y en a. A commencer par Maxime BONO à La Rochelle, Michel DESTOT à Grenoble, Jean Luc MOUDENC à Toulouse, et plus près de nous Jo SPIEGEL à Kingersheim, Théo SCHNEE à Erstein et Léon SIEGEL à Marckolsheim, etc.

Un bon maire pour 2008, cela sera à BISCHHEIM, celui qui saura s’appuyer sur une équipe, sur la confiance des habitants, sur l’enthousiasme des jeunes et des moins jeunes, sur les forces vives de sa commune, les commerçants, les artisans, les entrepreneurs, les enseignants, les travailleurs sociaux, et toutes celles et ceux qui dans l’ombre, font avancer notre pays.

Un bon maire pour BISCHHEIM cela sera aussi un projet, une dynamique, une démarche qui sera portée par l’ensemble des et habitants et non plus dans le secret de quelques uns " d'entre eux".

Alors oui, pour la nouvelle année, c’est le vœu que je formule pour moi, pour ma famille, pour les générations qui montent et pour l’ensemble des Bischheimois.

Bonne année à toutes et à tous






mercredi 12 décembre 2007

A la recherche de la rue perdue

« …Voici donc arrivée la saison des inaugurations, celle qui s’invite tous les six ans, généralement aux premiers frimas de l’hiver, pour se terminer quelque part en mars, entre Sainte Françoise et Sainte Bénédicte.

C’est aussi le temps des discours, des rubans coupés (c’est fou ce qu’un maire peut couper comme rubans en cette saison !) des coupes de Riesling tièdes et des Bretzels écrasées.

C’est ainsi que l’on inaugurait ce samedi 1er décembre, route de Bischwiller, 820 mètres de bitume et de trottoirs flambants neufs, pour le plus grand plaisir de l’U.M.P. locale. Avec à ma droite Madame KELLER, Monsieur GROSSMANN, et encore à ma droite Mr SCHNEIDER, et toujours à ma droite Mr KLEIN MOSSER, 1er magistrat de Bischheim, conseiller général, fixant la scène de son œil droit dans le temps où son compère de gauche (je parle de son autre œil) semblait atteint d’une sorte de nystagmus pré électoral.

« Noël avant Noël », ouais, ouais, sauf que cette inauguration là, est pour les Bischheimois, tout sauf un cadeau, car cette voie qui vaut son pesant d’euros, ce sont bien les contribuables qui la financeront.

Ensuite, il faut bien le reconnaître, nos édiles avaient eu le nez creux en inaugurant une route de nuit. Une route, ce n’est jamais bien folichon à inaugurer, et un ruban d’asphalte même agrémenté par ci par là de bacs à fleurs pour faire choli choli (n’est ce pas Mr SCHNEIDER) cela reste toujours un ruban d’asphalte

En inaugurant de nuit on pouvait pour le moins être certain qu’il n’y aurait rien à voir et à entendre, si ce n’est les bruits trop connus du flot ininterrompu des voitures (au fait qu’est ce qu’ils en pensent les riverains ???).

Bonne initiative donc, car de jour, la route de Bischwiller, ça craint !!!

Si au moins, nos caciques avaient eu l’idée d’inaugurer une rue au lieu « d’une route à bagnoles ».

C’est vrai, à BISCHHEIM, des bagnoles il en faut, à commencer par la sienne, quand il s’agit d’aller en ville, de rejoindre son lieu de travail, d’aller chez la nounou qui garde les enfants, et aussi tous ces petits trajets que l’on ferait bien en vélo, où en bus si l’on pouvait…

…mais voilà, à Bischheim pour rouler en vélo il faut rouler dans sa cour, car les pistes cyclables on connaît pas !!!

Reste donc le bus pour les plus courageux. et les moins argentés. Mais il faut bien comprendre que, attendre parfois une heure pour prendre « le 70 », ce n’est pas forcement le moyen le plus rapide pour aller chercher sa baguette de pain.

C’est pourquoi, à BISCHHEIM on fait tout en voiture, c’est également pourquoi, contrairement à ce qui se passe ailleurs, on inaugure des routes et pas des rues.

Normal après tout, car si on peut construire des routes, il parait difficile de construire une rue.

Une rue, c’est d’abord une histoire, celle des habitations qui la bordent, celle des badauds, des chalands, celles des rencontres, avec son voisin, le commerçant du coin, le facteur, celle de ces petits riens qui donnent à la rue son animation et son cachet inimitable, qui font qu’aucune rue ne ressemble à une autre.

Alors oui, une rue cela se respecte, cela s’entretient avec chaleur, avec doigté, avec de la concertation et la juste reconnaissance pour tout ce qui fait le charme et le spectacle de la rue (et pas seulement pour la voiture, et pas seulement pour qu’elle puisse rouler, et pas seulement pour qu’elle puisse stationner…).

Alors oui, on se prend à rêver d’un jour, d’un temps où toute la ville se rassemblerait pour fêter la rue.

La rue, la rue toute simple, celle qui demeure au souvenir vivace de nos aînés, celle que l’on imagine les soirs de blues, où les commerces de proximité seraient de retour, où les mamans ne craindraient plus pour leurs enfants, où les personnes âgées n’hésiteraient plus à sortir, une rue enfin, où l’on pourrait se parler sans devoir hurler pour couvrir les vrombissement des voitures, une rue qui ne se viderait pas après 18 heuresUne rue vivante quoi !!!... »

I had a dream, je rêve encore. Et vous ???...


changerbischheim@laposte.net