mardi 22 mars 2011

Conseil Municipal de Bischheim jeudi 24 mars 2011

La prochaine séance ordinaire et publique du Conseil Municipal se tiendra le :

Jeudi 24 mars 2011
à 19 h 00
dans la grande salle du "CHEVAL BLANC" 2a avenue de Périgueux à BISCHHEIM.

à l'ORDRE DU JOUR :

FINANCES/MARCHES :

1. Groupement de commandes entre la Ville et le Département - Convention'

POLE JEUNESSE :

2 Création d'un Point Information Jeunesse - Convention.

URBANISME ET AFFAIRES JURIDIQUES :

3. Vente de biens immobiliers au profit de la Paroisse catholique Saint Laurent de

Bischheim.

4. Convention relative aux interventions de la Ville et de la Région quant aux espaces verts et à l'éclairage extérieur du Lycée Marc Bloch.

5. Versement d'une indemnité de résiliation amiable de bail à la SARL Vincent Sport -

Immeuble sis 24 rue du Général Leclerc.

CONVENTION :

6- Subvention pour l'exercice 2 O11 Ville de Bischheim/GASPMB - Convention.

SUBVENTION :

7. Subvention exceptionnelle à l'Association pour la Culture Bio-Dynamique d'Alsace et de Lorraine.

COMMUNICATION :

Obligation d'emploi de travailleurs handicapés'

vendredi 4 mars 2011

NON à la "loi Besson" et à la xénophobie !

A la suite du « discours de Grenoble » par lequel Nicolas Sarkozy jetait à la vindicte publique des catégories entière de populations (Roms, gens du voyage, Français d’origine étrangère…) et accréditait le vieux mensonge assimilant l’immigration à l’insécurité, nos organisations ont mobilisé le 4 septembre 2010 dans toute la France plus de 150 000 citoyennes et citoyens contre la xénophobie et la « politique du pilori ».

Aujourd’hui, les mots du discours de Grenoble se traduisent en actes : après la loi « Loppsi 2 » qui renforce la répression des populations les plus pauvres et les plus précaires, le Parlement s’apprête à adopter la « loi Besson ».

Ce projet de loi :
• crée un nouveau cas de déchéance de nationalité discriminatoire à l’égard des Français d’origine étrangère;
• allonge la durée de rétention à 45 jours et prive le juge des libertés de contrôle effectif sur la légalité des
internements administratifs ;
• instaure une « interdiction de retour », véritable mesure de bannissement ;
• autorise la création de « zones d’attentes fictives » dont un des effets sera d’empêcher des réfugiés de
demander l’asile ;
• crée un internement administratif de plus de 18 mois pour « comportement lié à des activités à caractère
terroriste » ;
• permet le renvoi des étrangers malades même si, dans leur pays, les traitements sont inaccessibles ;
• facilite le renvoi des citoyens européens pauvres (d’abord les Roms roumains et bulgares) pour « charge
déraisonnable pour le système d’assistance sociale »
• prévoit la fermeture des entreprises employant des travailleurs sans papiers, c'est-à-dire le chômage pour les uns et le travail au noir pour les autres.

Nous refusons cette aggravation de la chasse aux étrangers dans notre pays. Nous refusons que la « politique du pilori » continue à faire d’eux des boucs émissaires alors qu’ils vivent ici, travaillent ici et partagent notre vie de tous les jours. Nous soutenons pour cette raison le mouvement des travailleuses et travailleurs sans papiers en grève pour leur régularisation et demandons que les gouvernants reviennent au respect des engagements pris à leur égard.

Nous appelons l’ensemble des forces démocratiques à exiger qu’au lieu de faire des étrangers les cibles d’une politique discriminatoire, les gouvernants actuels, qui n’ont que trop coopéré avec les despotes dans la chasse aux migrants, répondent enfin à l’urgence de solidarité internationale avec les peuples libérés sur l’autre rive de la Méditerranée. Ce monde n’a pas besoin que des lois renforcent les peurs et les haines xénophobes, il a besoin que des politiques ouvertes sur l’avenir fassent triompher les valeurs universelles qui doivent être celles de la République : celles de la démocratie, de l’égalité en droits et en dignité des êtres humains, de la liberté pour tous les peuples.

C’est pourquoi nos organisations appellent tous les citoyen(e)s à se mobiliser contre le projet de « loi Besson »
mercredi 9 mars
à Paris à 18h30 place Edouard-Herriot (à côté de l’Assemblée nationale),
et dans tous les départements devant les préfectures.

Pour qu’à l’espoir de la rive Sud réponde, de la rive Nord, non pas la peur mais la solidarité.

NON à la « loi Besson » et à la xénophobie !
www.nonalapolitiquedupilori.org

Signataires :
AC !, Acort, ADDE, Les Alternatifs,  Asdhom , Arac,  ATF, ATMF,  Attac, CGT, Cimade, Collectif l'égalité d'abord, Collectif La journée sans immigres : 24h, Comede, Cran, Crid, Dal,  Droit solidarité, Emmaüs France, Emmaüs international, Euromarches, Fase, Fédération Sud éducation, Fasti, Fondation Copernic, France terre d'asile, FSU, FTCR, Gauche cactus, Gauche unitaire, Gisti, Ligue des droits de l'Homme, Mrap, Mouvement de la paix, Parti de Gauche, Parti socialiste, PCOF, RESF, Sos racisme, Organisation Femmes égalité, SNJ-CGT, Syndicat de la magistrature, Ufal, Unef,  Union juive française pour la paix,  Union syndicale Solidaires, USP.

lundi 28 février 2011

de fermetures en fermetures ... à Bischheim




Après le "Boeuf Rouge" c'est "Le Rocher du Sapin" qui ferme ses portes, un lieu qui a marqué des générations.






et avant cela, dans l'Avenue de Périgueux ...







lundi 21 février 2011

Conseil Municipal de Bischheim jeudi 24 février 2011

La prochaine séance ordinaire et publique du Conseil Municipal se tiendra le :

Jeudi 24 février 2011
à 19 h 00
dans la grande salle du "CHEVAL BLANC" 2a avenue de Périgueux à BISCHHEIM.

à l'ORDRE DU JOUR :

URBANISME :

1. Convention CAUE – Avenant.

2. Dissolution du consistoire de Sainte-Marie-aux-Mines.

EDUCATION :

3. Subvention classes de découvertes.

4. Subventions aux écoles.

PERSONNEL :

5. Création de poste – Agent d'entretien pour les salles municipales.

FINANCES/MARCHES :

6. Achats socio-responsables – Signature d'une convention.

7. Mise en œuvre du prélèvement pour le payement des dépenses.

SUBVENTION :

8. Subvention à l'association carnavalesque "Bouc Bleu".

COMMUNICATIONS :

9. Bilan des transactions immobilières réalisées en 2010.

10. Budget Primitif du CCAS;

11. Compte-rendu d'activités de la SCAEB – Exercice 2009.

mardi 25 janvier 2011

Conseil Municipal de BISCHHEIM le 27 janvier 2011

La prochaine séance ordinaire et publique du Conseil Municipal se tiendra le :

Jeudi 27 janvier 2011
à 19 h 00
dans la grande salle du "CHEVAL BLANC" 2a avenue de Périgueux à BISCHHEIM.

Prochain cercle de silence : dimanche 30 janvier 2011

Le prochain cercle de silence de Strasbourg aura lieu dimanche 30 janvier 2011 à 18 heures, Place Kléber, afin de protester comme chaque mois, contre la criminalisation des personnes démunies de papiers.

Chaque matin, le même trajet. Avant une journée de travail. Un homme parmi une centaine d’autres pareils, coincé sur l’autoroute A35, dans les embouteillages. Les yeux rivés sur le véhicule précédent. Chaque soir, le même trajet, la fatigue en plus.

A quelques mètres de là, au bord de l’autoroute, un homme se tient debout. Bruit incessant des voitures qui passent à toute vitesse sauf le matin et le soir où elles avancent comme des limaces. Autour de lui, quelques bâches, tenues par des piquets. Quelques vraies tentes aussi mais pas assez pour tout le monde. Les toilettes, un seau qu’on vide dans le canal. Et le feu qui ne s’éteint presque jamais, avec deux grosses casseroles posées dessus. Les cris des enfants couvrent à peine le bruit des voitures. Lazlo soupire : jamais il n’a vécu dans une ambiance pareille. Sa famille non plus, ni les autres familles et surtout pas la grand-mère qui se déplace avec un déambulateur. Dans la terre labourée par les pas, elle n’arrive pas à avancer, comme les voitures coincées sur l’autoroute.

En tout ils sont trente deux. Trente deux coincés entre le canal et l’autoroute. Pourvu qu’un enfant ne tombe pas à l’eau. Sans parler des rats et des problèmes pleins la tête. Manger, se déplacer, se laver, nettoyer les vêtements, surtout les enfants qui se salissent vite. Il faut être présentables à l’école et surtout à la Préfecture. Ils s’y sont déjà présentés à plusieurs reprises, on les connaît, on sait qu’ils sont là pour demander l’asile. On sait qu’ils ont quitté le confort de leurs maisons pour sauver leurs vies. Au bord de l’autoroute, Lazlo soupire, cette fois-ci de soulagement. Ici pas de danger de mort, on serrera les dents tant qu’il le faudra et bientôt, on pourra vivre normalement, sans la peur au ventre à chaque instant.

Retour de la journée de travail. Ce soir, comme chaque soir pareil, l’homme est coincé dans les embouteillages sur l’A 35. Fatigué. Il jette un œil sur la droite. Tiens, il n’avait pas remarqué, un homme qui se tient debout, au milieu de quelques tentes et bâches soutenues par des piquets. Encore un campement de gitans. Encore un ramassis de voleurs et de mendiants. Puis il avance, à nouveau de quelques mètres. Les yeux rivés sur la voiture devant. Les yeux grands fermés.

Janvier 2011. Presque deux ans plus tard : Tiens, le campement de gitans a été nettoyé, il n’y a plus personne. Car la préfecture avait l’œil sur eux. La moitié d’entre eux a été expulsée dans leur pays un matin glacial de janvier 2010, il y a déjà un an. Les autres ont eu le droit d’être entendus par l’OFPRA qui examine leur demande d’asile. Comme il s’agit d’une procédure « prioritaire », la réponse devait arriver vite. Depuis, d’hôtels miteux en hôtels miteux si ce n’est à la rue ou hébergés par des paroisses ou des citoyens, ils attendent. Attendent. Attendent jour après jour la réponse qui leur parvient enfin… 20 mois plus tard. Un rejet. Un rejet qui stipule que leur pays, « la Hongrie, état membre de l’Union européenne, peut être regardée comme respectant et protégeant les libertés et droits fondamentaux ». Presque deux ans à vivre comme des rats pour obtenir cette réponse lapidaire. Et désormais, à nouveau traqués, puisqu’ils attendent maintenant, jour après jour, l’arrivée de la police des frontières qui les expulsera en Hongrie, comme les autres. Lazlo est muet d’incompréhension et d’effroi. Il montre une photo du mur de ce qui fut sa maison, pillée depuis : une croix gammée avec l’inscription « Roms puants, vous mourrez » et une flèche dirigée vers une tombe. « C’est cela notre place, n’est ce pas ? ». Il bouche ses oreilles et puis ses yeux : « Comme les autres, le gouvernement français met le voile sur nous, personne ne veut voir ni entendre ».

PS : Leur histoire a déjà fait l’objet de deux témoignages que vous pouvez retrouver sur notre site : humilite.fr en janvier 2010 puis en août 2010.

Le Club de la presse a attribué son prix 2010 au cercle de silence de Strasbourg.


Courriel : cercledesilence.strasbourg@gmail.com

Site : humilite.fr