jeudi 1 octobre 2009

Subventions, Intervention de Gérard SCHANN au Conseil Municipal du 24/09/09

Comme l'a dit le premier adjoint, chaque année nous sommes amenés à nous prononcer sur des subventions pour le fonctionnement des trois équipes phares du football bischheimois, à savoir l'équipe 1 senior masculine du CS Mars, l'équipe 1 senior masculine du FC Soleil et l'équipe 1 senior féminine du FC Mars. Je le souligne car il s'agit bien des équipes et non des associations dans leur ensemble, ce qui nuance largement la question de l'apport social. On ne parle pas de l'ensemble des clubs, on parle de l'équipe 1.Quand j'ai lu cette délibération j'avais le sentiment de déjà vu. On nous refait un coup qu'on nous avait fait, pour ceux qui étaient ici à l'époque, en 2004 où j'avais dit, je cite: « chaque année est visiblement une année exceptionnelle qui permet de déroger aux règles ».Le collègue Diebold avait d'ailleurs fait des interventions particulièrement pertinentes, et je ne doute pas qu'il les refasse ce soir. Pour ce qui figure dans les délibérations, on nous raconte des histoires. Ce n'est qu'un habillage habile de pratiques beaucoup moins avouables. Trois points dans ces délibérations sont importants et en faisant un peu d'histoire récente de ces clubs je vais vous les exposer.

1.Il y a quelques années le CS Mars évoluait en championnat de France amateurs. Quel joli nom « amateurs »!Plus précisément en CFA 2, c'est à dire l'équivalent du cinquième niveau dans la hiérarchie du foot français. A l'époque ils touchaient une subvention de 50000€, pour faire face aux dépenses liées à la pratique du football à ce niveau. En CFA2, je le rappelle, on se déplace, pour ceux qui ne connaissent pas le foot, dans une aire géographique correspondant en gros au quart nord-est des la France: Belfort, Besançon, Auxerres, Lille, etc...Malheureusement le CS Mars ne s'est pas maintenu en championnat de France, il a été rétrogradé sportivement au niveau en dessous qui correspond à la division d'honneur et qui est le plus haut niveau régional. Les déplacements se font sur l'Alsace, en gros de Saint Louis à Sarres-Union. Il avait été demandé de garder exceptionnellement une subvention de 25000€ afin de permettre au club de répondre aux engagements pris et de se rétablir dans la hiérarchie. Cela ne vous rappelle pas quelque chose dans la délibération d'aujourd'hui? Alors que la règle fixée à l'époque était de 10000€ pour un club en division d'honneur. Puis les années suivantes, ce maintien qui était exceptionnel est devenu habituel: de 10000 on est quand même passé à 12000, mais l'ensemble des subventions était toujours 25000, tout en restant exceptionnel. On nous disait qu'elle serait ramenée, dans les années suivantes à 12000 si le club restait en DH. Je cite le procès verbal de la séance du 25 novembre 2004. On nous a dit que c'était exceptionnel et qu'elles seraient ramenées à 12000 les années suivantes. La saison dernière le club est redescendu d'un niveau et se trouve maintenant en excellence qui est le niveau départemental. Les déplacements se limitent maintenant aux départements du Bas-Rhin et on nous demande de verser la même subvention que l'année dernière. Donc si vous m'avez bien suivi, la moitié de la subvention de ce que l'équipe touchait, je parle bien de l'équipe et pas de l'association, quand elle se déplaçait dans le quart nord-est de la France alors maintenant elle va jouer au Neuhof, à Illkirch, à Vauban, ça fait cher du ticket de tram.

2. Il y a 2 ans le CS Mars évoluait en division d'honneur régional et le FC Soleil en excellence, donc au niveau départemental. A l'époque il y avait un traitement différencié et de mémoire le CS Mars touchait 25000€ en division d'honneur et le FC Soleil 9000€ au niveau départemental. Maintenant les choses étant inversées, je ne vois pas pourquoi le CS Mars a le même traitement que le FC Soleil pour cette année alors que le barème pour le FC Soleil qui touchait 9000 était de 7500. On a fait les mêmes exceptions.

3. L'équipe féminine du CS Mars joue en championnat de France, 2ème division et se déplace sur la quasi-totalité du territoire national: Toulouse, Albi, Arpajon, j'ai regardé un peu, ce sont des déplacements assez conséquents, et doit se contenter de 9000€. On va vous expliquer qu'il y a des subventions venant d'ailleurs. En 2004 on nous les exposait ces subventions, je constate qu'on ne nous les expose plus. Heureusement qu'il y a ces subventions fédérales. Pour mémoire en 2004 l'équipe féminine avait déjà les 9000€.

Pour ma part moi je fais une autre lecture de ces chiffres qu'on nous fourni, une autre lecture que celle qui est inscrite dans la délibération et tant pis s'il faut mettre les pieds dans le plat. Allons-y: C'est un secret de polichinelle que dans le football amateur il y a pas mal d'argent qui atterrit dans les poches des joueurs. Prime à la signature, prime de match, et j'en passe. Il serait surprenant que les clubs bischheimois évoluant à ce niveau fassent figure d'exception. On verra bien si on démenti mes propos. De toute manière pour se maintenir à leur niveau, ils n'ont guère le choix. C'est un système qui s'est mis en place avec la complicité passive des instances sportives du football, de la fédération et de la ligue régionale. A partir de là, avec les éléments historiques que je vous ai fourni, j'en déduis que cet argent sert aussi à la rémunération des joueurs. A quelle hauteur? me demanderez vous? Je n'en sais rien, nous n'avons aucun élément, nous n'avons pas d'élément chiffré du tout d'ailleurs. Mais pour vous faire une idée il suffit de rapprocher 2 chiffres: 25000€ versés aux équipes masculines et les 9000€ versés à l'équipe féminine où, d'après ce que j'y connais, le niveau des primes, si tant est qu'elles existent chez les féminines, n'a de loin pas atteint le niveau du football masculin. Là où une équipe féminine joue et se déplace sur toute la France avec 9000€, il faut 25000€ à une équipe masculine pour jouer et se déplacer dans le Bas-Rhin ou en Alsace. 25000 moins 9000 ça fait 16000€ et je pense qu'on est pas si éloignés que ça des chiffres des primes .Peut-être que ces chiffres sont inexactes. Il y a un seul moyen de le démontrer. Il consiste à jouer carte sur table dans la transparence et de nous les fournir. Je pourrai peut-être même être d'accord qu'il faille utiliser ces sommes. Mais dans ce cas là nous sommes dans l'opacité totale et dans l'hypocrisie absolue et tout le monde le sait. On parle et on se scandalise facilement des pratiques du foot professionnel, mais le foot amateur , dans sa quasi- totalité et au niveau qui est le sien n'a rien à envier aux pratiques du sport professionnel. Ceci, je le répète, avec la complicité des instances. Où sont les vraies raisons des entorses permanentes aux règles avancées, c'est la question que j'avais posée en 2004. Je n'ai pas eu de réponse dans les 5 années écoulées, j'essaie donc avec les éléments dont je dispose de les apporter moi-même. Je refuse pour ma part que notre collectivité continue aussi largement à participer à sa façon à cette hypocrisie .Mesdames et Messieurs, chers collègues, voter en faveur de ces subventions c'est cautionner ce système dont, je le répète, les clubs sont autant victimes qu'acteurs.

après l'intervention de J-L HOERLE ...

Je souhaite quand même répondre, je passerai sur le fait de faire parler des morts, c'est pas très grave. Monsieur le premier adjoint vous nous faites un beau discours mais pour tourner autour du pot. Vous tournez autour de la vraie question, vous l'avez vous-même posée. Vous dites que ces sommes correspondent à des besoins, vous ne dites pas lesquels. Il ne s'agit pas de l'association Mars Bischheim, il ne s'agit pas de l'association Football Club Soleil, il s'agit bien des équipes premières et du fonctionnement des équipes premières et vous mélangez tout, habilement d'ailleurs, en nous reprochant de ne pas soutenir les associations. Si, nous soutenons, et si même nous avons fait des promesses c'est par rapport au fonctionnement d'une association, pas d'une équipe première. J'ai aussi le PV de l'année dernière. Permettez moi de citer une phrase que vous avez citée: pour arbitrer un match, vous parlez du coût des arbitres, entre Schiltigheim et Bischheim on fait venir d'assez loin, ce n'est pas le cas dans la division inférieure. Hors cette année nous sommes dans la division inférieure. Vous avez bien défendu votre position mais vous n'avez pas répondu à la question de fond qui est posée: à quoi sert cet argent pour les équipes 1? C'est la seule question qui pour moi vaille, je l'ai posée il y a 5 ans, je n'ai pas eu de réponse, je la repose ce soir. A priori je n'aurai pas de réponse, donc je suis bien obligé de me forger ma propre réponse. Ce n'est absolument pas une attaque contre les associations ni les clubs sportifs mais sur une méthode d'utilisation de l'argent public.


Gérard SCHANN Conseiller Municipal.

dimanche 13 septembre 2009

Conseil Municipal le 24 septembre 2009

La prochaine séance ordinaire et publique du Conseil Municipal se tiendra le :
Jeudi 24 septembre 2009
à 19 h 00
dans la grande salle du "CHEVAL BLANC" 2a avenue de Périgueux à BISCHHEIM.

Vous pouvez télécharger l'ordre du jour en cliquant ici .

Cahiers de Bischheim septembre 2009

Des emplois pour les habitants de Bischheim

La crise économique et financière n’est pas seulement un épisode de quelques mois. Elle est ressentie par de nombreux citoyens comme une crise permanente avec l’augmentation des emplois précaires, les contrats à durée déterminée, les grandes difficultés, y compris pour les jeunes diplômés, de trouver un premier travail.

Les habitants de Bischheim, de part sa composition sociale, sont particulièrement touchés, et encore plus dans les quartiers populaires. La Communauté Urbaine de Strasbourg va engager une étude pour consolider le dynamisme du commerce de proximité : l’artisanat, le commerce et les services.

Si le dernier recensement de 2006 confirme l’augmentation de la population de Bischheim, qui passe de 17000 habitants à 18000 habitants, il confirme malheureusement la baisse des emplois de proximité directement disponibles sur la commune.

Le développement économique est aujourd’hui un enjeu considérable car il doit concilier la proximité, la formation des jeunes, l’application des normes durables et garantir des salaires justes.

Nous saluons le travail engagé par la CUS, les élu(e)s et les services, pour doter les communes d’outils performants pour soutenir la vie commerciale et économique.

L’école : une priorité

Le groupe des élu(e)s PS-Verts a une position constante : que les écoles de Bischheim soient à la pointe de la réussite éducative. Nous voulons toujours mieux et plus. Si la rentrée des classes s’est plutôt bien passée à Bischheim, nous sommes toujours sur la brèche sur les tarifs et l’organisation de la restauration scolaire et les menaces sur la réduction du nombre d’enseignants et des équipes spécialisées dans le cadre de la politique néfaste du Gouvernement.

Le pot de fer contre le pot de terre : le restaurant au Bœuf Rouge

Nous observons depuis des années à Bischheim que la concertation, le dialogue, la médiation sont très souvent absents quand un conflit, une difficulté surgie entre les citoyens et la Mairie. Les élu(e)s socialistes et Verts sont intervenus lors du dernier conseil municipal en juillet 2009 pour s’étonner qu’aucun soutien ne soit apporté à la restauratrice du Restaurant « Au Bœuf Rouge », acculée à quitter son local suite à la décision du propriétaire de le transformer en appartement. Nous avions soulevé que dans une période de crise, la fermeture d’un commerce de proximité depuis 1934 qui marche et remplit une mission sociale était une aberration. La réponse de la mairie a été de dire que cela était un problème d’ordre privé ! Quand il en va de la préservation du commerce de proximité et du maintien de lieux de rencontre, nous persistons à penser qu’il s’ agit d’un problème d’ordre public.

Groupe des élu(e)s PS-Verts « Changer Bischheim »
Nicolas Bouyer, Brigitte Beyhurst, Zoubida Naïli, Annie Romilly, Richard Sancho Andreo, Gérard Schann, Gérard Schimmer.

Le dimanche à Bischheim, c'est pour vivre ensemble.

jeudi 3 septembre 2009

L’évacuation de Bischheim le 3 septembre 1939

Le 3 septembre 1939, il y a soixante dix ans, l’ordre d’évacuation de près de 600000 alsaciens était ordonné. Les habitants de Bischheim furent évacués en Dordogne. Cet épisode tragique et unique de notre Ville est aujourd’hui peu connu. Les habitants vivants peuvent encore témoigner des conditions de vie, des difficultés rencontrées mais aussi de l’accueil des français de l’intérieur.

Parler aux jeunes générations, témoigner de cette période de l’histoire de notre Ville est plus que jamais nécessaire et important. Au fil des années d’autres drames ont aussi marqué les esprits. Faire œuvre de mémoire, ce n’est pas seulement relater des faits ; c’est les resituer dans une évolution sociale, politique et culturelle du Monde. C’est aussi accueillir ceux et celles qui aujourd’hui fuient encore des guerres, des persécutions, des violations des droits de l’Homme et qui subissent de plein fouet la politique discriminatoire mise en œuvre par le Président SARKOZY et son gouvernement.

Soixante dix ans plus tard, le combat continue pour que l’hospitalité et l’accueil de l’étranger soient au cœur de notre projet de société.

Richard Sancho Andreo

lundi 20 juillet 2009

Calendrier des séances du Conseil Municipal de BISCHHEIM

Dates des prochaines séances du Conseil Municipal pour le 2ème semestre 2009 :

  • jeudi 24 septembre 2009
  • jeudi 29 octobre 2009
  • jeudi 26 novembre 2009
  • lundi 14 décembre 2009